| Sur les 20 dernières années , le Chili a surtout été reconnu pour sa production de Pin Radiata ; mais trop de gens ignorent encore la ressource de bois durs tempérés disponible de part et d’autre de ce ‘’ long pays ‘’.
Rappelons que sur la plan géographique , le Chili est en fait une longue vallée s’étirant sur plus de 4 000 km entre à l’est la ‘’ Cordillera de los Andes ‘’ et à l’ Ouest la ‘’ Cordillera del Mar ‘’.
D’une largeur moyenne de 190 km. Grâce à sa grande variété de latitudes, le Chili peut nous offrir une bio- diversité importante .
Mais ne vous y trompez –pas , si l’on exclue les zones désertiques et arides du Nord , le climat chilien est de type océanique, froid et humide avec une pluviométrie importante comme à Puerto Monte ( 200 mm / an ).
Nous sommes donc, sans aucun doute, en présence d’ essences de bois durs tempérés .
La forêt couvre 44.7 % du pays, soit 33.8 millions d’hectares dont seulement 12 millions sont des forêts de plantations ( Pins Radiata , Douglas , Eucalyptus ); soit près de 22 millions d’hectares de forêt dites ‘’ natives ‘’.
La forêt privée , tient une place prépondérante dans la superficie forestière .
Même si, comme en résineux , elle n’est pas forcément propriété de scieries , de plus en plus d’investisseurs parient sur une gestion productive d’essences comme l’Ulmo( Eucryphia Cordifolia ) , le Roble ( Nothofagus Obliqua ) , ou encore le Coigue ( Nothofagus dombeyi ).
A ces trois essences principales et largement réparties , nous pouvons ajouter la Lenga ( Nothofagus Pumilio ) que l’on trouve exclusivement en Patagonie depuis Cohaique jusqu’au Cap Horn .
Enfin et pour être complet , d’autres essences plus rare comme le Rauli , la Tepa , et l’Eucalyptus ( Vinimalis et Globulus ) sont présentes au Chili .
Nous avons vus que la plupart de ces forêts n’ont jamais été exploitées à des fins commerciales ou industrielles .( 1.5 million de m3 de bois durs récoltes par an ).
Par ailleurs, l’industrie du bois est presque inexistante en ce qui concerne les bois durs. Cependant, il faut signaler la présence de quelques usines de déroulage en Ulmo / Tepa ou de tranche utilisant avec succès du Coigue pour la décoration intérieure .
Le sciage de la Lenga est assez développé et quelques unités travaillent à partir de l’ Ulmo et du Roble.
Par ailleurs de grands groupes papetiers sont présents au Chili , consommant un pourcentage non négligeable des feuillus abattus .
Dans ces conditions , la part des grumes exportées est relativement importante. Le Coigue , le Roble , et le Rauli représentent chacun près du tiers des 20 000 m3 de bois rond annuellement exportés.
En avivés, sur les 40 000 m3 exportés chaque année , prés de 30 000 concernent la Lenga , le solde se répartissant entre l’Ulmo , le Rauli et le Roble .
En conclusion , si l’on observe bien le cas du Chili, force est de constater que le Chili bénéficie d’une ressource de bois dur abondante , dans des essences de caractère proches des feuillus européens et Nord américains , cependant mal organisée jusqu'à lors, la filière bois feuillue n’a pas su prendre la place qui devrait être la sienne sur les marchés internationaux.
Aujourd’hui, la société J.Lalanne, à travers son bureau de Santiago se tient à votre disposition pour vous renseigner , vous conseiller et si intérêt de votre part vous offrir les essences citées ci-dessus. |